Au moins 44 cas de violations des droits humains ont été recensés au deuxième trimestre 2026 au Sud-Kivu par l’association Karibu Jeunesse Nouvelle (KJN). Le bilan a été présenté ce mardi 15 septembre 2026 à Bukavu, lors d’une réunion de restitution du rapport de monitoring organisée à l’intention des organisations de défense des droits humains.
Selon Ledoux Nkunzimwami, chef des programmes de KJN, cinq de ces cas concernent particulièrement les droits des femmes et des jeunes filles à l’accès à la terre et à l’héritage. Ces dossiers sont actuellement suivis par la clinique juridique de l’organisation.
Les violations documentées ont été enregistrées dans les territoires de Kabare, Kalehe, Walungu, Idjwi et Uvira, ainsi que dans la ville de Bukavu.
« Nous avons présenté un rapport qui répertorie tous les cas de violation des droits humains documentés par notre association au Sud-Kivu, où KJN est représentée dans cinq territoires. Au cours de ces trois mois, nous avons répertorié 44 cas concrets de violations graves des droits humains, dont cinq liés aux droits de la jeune fille et de la femme à l’accès à la terre et à l’héritage, » a fait savoir Ledoux Nkunzimwami, chef des programmes au sein de KJN.
Pour lui, cette situation montre la nécessité de renforcer la sensibilisation au sein des communautés, notamment face à certaines pratiques coutumières qui continuent de limiter les droits des femmes en matière foncière et successorale.
Le responsable de KJN précise que le centre de monitoring assure principalement la documentation des violations. Certains cas sont orientés vers les autorités compétentes, tandis que d’autres sont pris en charge par la clinique juridique, notamment pour l’assistance juridique et la recherche de solutions aux conflits opposant les différentes parties.
Cette activité, organisée tous les trois mois, s’inscrit dans le cadre du projet « Femme, Terre, Paix et Sécurité », consacré à la mobilisation et à la sensibilisation sur les droits des femmes et des jeunes filles à l’héritage et à la terre dans le contexte de guerre au Sud-Kivu. Le projet est mis en œuvre par KJN avec l’appui de la NED.
KJN appelle ainsi les organisations de défense des droits humains et les communautés à renforcer les actions de sensibilisation afin de favoriser une meilleure reconnaissance des droits fonciers et successoraux des femmes et des jeunes filles.
Juvénal MUTAKATO


