Une semaine après le lancement officiel de l’année scolaire 2026-2027 en République démocratique du Congo, les établissements scolaires du groupement de Ziralo, dans la sous-division Kalehe 2, n’ont toujours pas repris les cours. La persistance de l’insécurité, marquée par des affrontements entre groupes armés, continue de perturber la scolarité des enfants dans cette partie du territoire de Kalehe (Sud-Kivu).
La situation est dénoncée par la Femme engagée pour la paix et la Pmpromotion sociale (FEPPS-RDC). Cette organisation locale indique que les écoles primaires et secondaires de Ziralo restent fermées en raison de la situation sécuritaire qui demeure préoccupante.
D’après la FEPPS-RDC, les affrontements à répétition ont entraîné des déplacements de populations et empêchent le retour à une vie normale dans la zone. La présence des troupes de l’AFC/M23 n’a pas, selon cette structure, permis de garantir un environnement suffisamment sécurisé pour la reprise des activités scolaires et socio-économiques.
Des écoles endommagées, des familles affectées
Pour Furahini Nakatalimba Justine, présidente de la FEPPS-RDC, les conséquences de cette situation dépassent la seule fermeture des établissements scolaires.
Elle rapporte que plusieurs parents, élèves et autres prestataires ont été victimes de pillages, de vols et d’autres abus, avec des répercussions également sur leur état psychologique.
Certaines infrastructures scolaires ont, par ailleurs, été détruites à la suite des bombardements. D’autres seraient occupées par des personnes déplacées ayant fui les violences.

Ces établissements ont besoin, selon cette organisation, de réhabilitation, d’équipements et de mobiliers scolaires avant une reprise normale des activités.
Les filles particulièrement exposées
Cette interruption prolongée de la scolarité inquiète particulièrement pour l’avenir des enfants, notamment des filles. La FEPPS-RDC redoute une augmentation des risques d’analphabétisme, de violences sexuelles, d’exploitation économique et de mariages précoces.
« La scolarité de nos enfants est affectée négativement par plusieurs défis majeurs, dont l’insécurité dans la zone, la crise économique et humanitaire ainsi que la dégradation des édifices scolaires. Nous n’avons pas eu le temps de préparer la scolarité de nos enfants. Ça fait la deuxième fois que nous sommes déplacés en une année. Nos enfants des classes montantes ont raté l’année scolaire 2025-2026 et voilà que l’année scolaire 2026-2027 commence dans de mauvaises conditions, » déplore Furahini Nakatalimba Justine.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation, la FEPPS-RDC appelle les autorités compétentes ainsi que les organisations humanitaires nationales et internationales intervenant dans les secteurs de l’éducation et de la protection à intervenir en urgence.
L’objectif, insiste cette organisation, est de favoriser le retour des populations déplacées, permettre la réhabilitation des écoles endommagées et créer les conditions nécessaires à la reprise des cours dans le groupement de Ziralo.
Nelson KITUMAINI


