Des journalistes venus de Bukavu, Walungu et Idjwi ont été formés pendant trois jours aux techniques de fact-checking et de vérification des informations en ligne. L’activité a été organisée par l’Association des femmes des médias (AFEM), avec l’appui de la Coopération suisse. Cette formation s’inscrit dans le cadre du projet « Médias professionnels et inclusifs pour la promotion de la redevabilité sociale, la démocratie, la cohésion sociale et la bonne gouvernance au Sud-Kivu ».
Au cours des travaux, les participants ont été outillés sur différentes méthodes permettant de vérifier l’authenticité des contenus diffusés sur Internet. Les échanges ont notamment porté sur la vérification des données numériques, l’identification des contenus trompeurs et les précautions à prendre dans le traitement des informations liées à la situation sécuritaire.
Parmi les bénéficiaires figurait Elvine Ciza, journaliste à Jambo. Elle estime que cette formation répond à un besoin important pour les professionnels des médias, particulièrement dans l’Est de la République démocratique du Congo, où les réseaux sociaux constituent aujourd’hui une importante source d’information.
Dans cette région confrontée à l’insécurité, la circulation de rumeurs, de fausses informations et de discours de haine peut rapidement provoquer la confusion au sein de la population. Pour les organisateurs, le renforcement des capacités des journalistes constitue ainsi un moyen de contribuer à une information plus fiable et responsable.
Tharcie Bwaye souligne pour sa part l’importance de la maîtrise des outils numériques de vérification. Selon elle, ces connaissances doivent permettre aux journalistes de mieux identifier les contenus douteux avant de les relayer auprès du public.
Au total, 30 journalistes ont pris part à cette formation. Les organisateurs espèrent qu’ils pourront désormais mieux détecter les fausses informations, vérifier les contenus avant publication et contribuer, à travers leur travail, à la cohésion sociale et à la consolidation de la paix.
Les participants ont également reçu des outils et applications spécialisés pouvant les accompagner dans la vérification des informations disponibles en ligne.
À travers cette initiative, l’AFEM entend poursuivre ses efforts en faveur du professionnalisme des médias et renforcer la capacité des journalistes à faire face aux nouveaux défis liés à la désinformation et à la manipulation de l’information dans un contexte de crise sécuritaire.
Merci Byamungu


