Malgré des problèmes de santé évoqués publiquement, Constant Mutamba s’est présenté ce lundi 13 juillet devant la Cour de cassation. L’ancien garde des Sceaux, arrivé en ambulance, comparaît dans l’affaire liée à la gestion du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo (FRIVAO).
L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba Tungunga, a comparu devant la haute juridiction dans le cadre du dossier relatif à la gestion du FRIVAO.
Arrivé au siège de la Cour de cassation à bord d’une ambulance, accompagné d’une équipe médicale et muni d’un kit de soins, il a pris part à l’audience malgré un état de santé qu’il qualifie de préoccupant.
Cette arrivée sous assistance médicale a retenu l’attention des observateurs présents. Quelques heures avant sa comparution, Constant Mutamba avait publié une lettre manuscrite dans laquelle il affirmait faire face à un « troisième procès politique » et expliquait avoir choisi de comparaître malgré son état de santé.
Avant le début des débats, l’ancien garde des Sceaux avait également sollicité la retransmission en direct de l’audience sur la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC) ainsi que sur d’autres chaînes de télévision.
Il estime que cette diffusion permettrait aux victimes de la guerre de Kisangani et à l’opinion publique de suivre le déroulement du procès et d’apprécier la gestion des fonds du FRIVAO avant, pendant et après son passage au ministère de la Justice.
Cette nouvelle comparution intervient après une précédente condamnation.
La Cour de cassation a récemment condamné Constant Mutamba à trois ans de prison dans une autre affaire portant sur la gestion de plus de 19 millions de dollars destinés à la construction d’une prison centrale à Kisangani, dans la province de la Tshopo.
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