Le président du Burundi et président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a échangé, ce lundi 7 juillet à Bujumbura, avec une délégation congolaise composée des responsables de partis politiques d’opposition et des leaders des principales confessions religieuses de la République démocratique du Congo.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des consultations entamées depuis le week-end dans la capitale burundaise autour de la crise politique, sécuritaire et institutionnelle que traverse la RDC.
L’initiative est portée par le président burundais, qui entend favoriser un dialogue inclusif entre les différentes composantes de la classe politique et religieuse congolaise.
À l’issue des échanges, la présidence burundaise a indiqué que les participants ont exprimé une volonté commune d’œuvrer en faveur de la stabilité, de la paix et de la sécurité en République démocratique du Congo ainsi que dans la région des Grands lacs.
« Le Président Ndayishimiye reconnaît la volonté commune, manifestée au cours de ces échanges, en faveur de la stabilité, de la paix et de la sécurité en République démocratique du Congo et dans la région, » a fait savoir la présidence burundaise sur son compte X.
Le chef de l’État burundais s’est également félicité de la qualité des discussions, menées dans un climat d’ouverture et de confiance.
Il a insisté sur la nécessité de privilégier un dialogue constructif, estimant que l’unité entre les acteurs congolais demeure une condition essentielle pour parvenir à des solutions durables à la crise.
La délégation congolaise réunit notamment des représentants de la Coalition C64, de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), de l’Église du Christ au Congo (ECC) ainsi que de la plateforme des confessions religieuses et des Églises de réveil en RDC.
Du côté de la Coalition C64, les consultations se déroulent autour d’une position qu’elle qualifie de non négociable : le respect de la Constitution en vigueur. L’opposition affirme ainsi maintenir son refus de toute initiative visant à modifier la Loi fondamentale.
Ces consultations de Bujumbura interviennent dans un contexte marqué par les débats sur la gouvernance du pays, la persistance de l’insécurité dans l’Est de la RDC et les appels de plusieurs acteurs nationaux et internationaux en faveur d’un dialogue politique inclusif.
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