Fizi : au moins 17 morts dans un bombardement de drone à Mulima

Le territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu, a de nouveau été frappé par une attaque meurtrière. Aux premières heures de la matinée de ce vendredi 3 juillet, le village de Mulima, situé dans le groupement de Basilocha, a été la cible d’un bombardement par drone, faisant au moins 17 morts, selon un bilan provisoire.

D’après les premières informations rapportées par la société civile Forces-vives du territoire de Fizi, l’attaque est survenue vers 5 heures du matin.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

« Le drone aurait visé les installations de l’École primaire Ngulube, où plusieurs personnes se trouvaient au moment de la frappe, » a laissé entendre le rapporteur de la société civile, Jean de Dieu Songolo qui s’est confié à notre rédaction, soulignant que le bilan provisoire fait état d’au moins 17 morts, parmi lesquels des militaires et des civils.

Il précise toutefois que ce bilan pourrait s’alourdir, les opérations de recherche se poursuivant pour retrouver d’éventuelles victimes sous les décombres.

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Plusieurs autres personnes auraient également été blessées, tandis que d’importants dégâts matériels ont été enregistrés sur le site touché.

Cette nouvelle tragédie intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans les hauts et moyens plateaux de Fizi.

Selon les acteurs locaux, il s’agit du troisième bombardement enregistré dans cette localité depuis le début de l’année 2026, une situation qui accentue la psychose au sein de la population.

La société civile Forces-vives de Fizi attribue cette attaque à l’AFC/M23 et évoque également une implication présumée des groupes armés Twirwaneho et Red-Tabara. Cette version n’a pas pu être confirmée de manière indépendante.

À la suite du bombardement, plusieurs familles ont quitté précipitamment leurs habitations pour se réfugier dans la brousse ou dans des localités voisines jugées plus sûres, par crainte de nouvelles frappes.

Cette nouvelle vague de déplacements vient aggraver une situation humanitaire déjà préoccupante dans cette partie du Sud-Kivu. Face à cette situation, la société civile appelle le gouvernement de la République démocratique du Congo à renforcer les dispositifs sécuritaires dans le territoire de Fizi afin d’assurer une meilleure protection des populations civiles.

Elle demande également le déploiement d’une assistance humanitaire d’urgence en faveur des familles touchées par cette attaque.

Enfin, elle invite les partenaires nationaux et internationaux à intensifier leurs efforts pour soutenir la protection des civils et le respect du droit international humanitaire dans les zones affectées par le conflit.

David Aluta (stagiaire)

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