Le Bureau de coordination de la société civile du territoire de Walungu (Sud-Kivu) a exprimé son indignation face à l’attitude des députés nationaux et provinciaux élus de cette circonscription. Dans une déclaration rendue publique le 30 juin 2026, à l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, cette structure citoyenne dénonce ce qu’elle qualifie de manque d’engagement des élus face aux difficultés auxquelles la population est confrontée.
Dans ce document consulté par notre rédaction, la société civile reproche aux députés leur silence face à la détérioration de la situation sécuritaire, à la précarité des conditions de vie des habitants ainsi qu’à l’absence d’initiatives parlementaires en faveur du territoire de Walungu.
Selon elle, les représentants élus auraient privilégié leurs intérêts personnels au détriment des préoccupations de leurs électeurs, alors que plusieurs localités continuent de subir les conséquences de l’insécurité et de la crise humanitaire.
La déclaration critique également les prises de position de certains députés favorables à une révision de la Constitution.
Pour le Bureau de coordination de la société civile, une telle initiative ne devrait pas être envisagée tant que les populations de l’Est de la RDC demeurent confrontées aux conflits armés et à l’insécurité.
Le président de cette structure citoyenne, Christian Mwambali, appelle ainsi les élus à renoncer à toute initiative de réforme constitutionnelle dans le contexte actuel.
« Les priorités nationales devraient porter sur le rétablissement de la paix, de la sécurité et de la cohésion nationale avant d’aborder toute réforme institutionnelle, » a-t-il déclaré.
En conclusion, le Bureau de coordination de la société civile de Walungu présente cette déclaration comme un ultime avertissement adressé aux députés élus du territoire.
Il prévient que, sans changement dans leur manière de défendre les intérêts de la population, des actions citoyennes pourraient être entreprises afin de leur retirer la confiance des électeurs.
Elvine CIZA


