Un mois après la déclaration de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, Médecins Sans Frontières (MSF) s’inquiète des nombreuses insuffisances qui compromettent les efforts de lutte contre la maladie. L’organisation évoque notamment des lacunes dans le diagnostic, la surveillance, la recherche des contacts et la sensibilisation des communautés.
Selon MSF, l’épidémie touche actuellement les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Bien que la réponse soit menée par le ministère de la Santé avec l’appui de plusieurs partenaires, l’insécurité continue de limiter l’accès à certaines zones affectées.
L’organisation souligne également que les régions concernées sont fragilisées par des années de conflits armés, des déplacements répétés de populations et un accès limité aux soins de santé. Ces facteurs favorisent la propagation de la maladie et compliquent les opérations de riposte.
MSF relève par ailleurs des difficultés dans le dépistage et l’analyse des échantillons, notamment au Nord-Kivu où un seul laboratoire est disponible pour effectuer les tests, entraînant parfois des délais de plusieurs jours avant l’obtention des résultats.
Face à cette situation, l’organisation appelle à un renforcement urgent de la riposte afin de mieux contrôler l’épidémie.
À ce jour, les autorités sanitaires congolaises font état de plus de 800 cas confirmés et de plus de 190 décès.
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