Les autorités sanitaires de la zone de santé de Miti-Murhesa, en territoire de Kabare (Sud-Kivu) ont organisé lundi 1er juin, une séance de briefing et de formation à l’intention des relais communautaires afin de renforcer les mécanismes de riposte contre la maladie à virus Ebola. Cette initiative vise à préparer les acteurs de terrain à assurer la surveillance communautaire, l’alerte précoce ainsi que la sensibilisation de la population face à une éventuelle propagation de l’épidémie.
Au cours de cette formation, les participants ont été outillés sur le suivi des contacts des cas confirmés. Les formateurs ont rappelé que toute personne ayant été en contact avec un malade confirmé doit faire l’objet d’un suivi rigoureux pendant une période de 21 jours, correspondant à la durée maximale d’incubation du virus.
Les relais communautaires ont ainsi été appelés à signaler rapidement tout contact présentant des signes ou symptômes suspects afin de permettre une prise en charge précoce par les équipes sanitaires et de limiter les risques de transmission.
Le médecin-chef de zone de santé de Miti-Murhesa, le docteur Serge Munyahu Cikuru, a également insisté sur l’importance de la communication des risques et du changement de comportement.
Il a souligné que la lutte contre Ebola nécessite l’implication de tous les acteurs communautaires pour combattre les rumeurs et la désinformation susceptibles de compromettre les efforts de riposte.
Outre les relais communautaires, des leaders religieux, des influenceurs locaux, des infirmiers, des médecins ainsi que des brigadiers ont pris part à cette formation.
Tous ont été mobilisés pour renforcer les activités de sensibilisation et de prévention au sein de leurs communautés respectives.
Le médecin-chef de zone a, par ailleurs, appelé la population de Miti-Murhesa et des environs à collaborer étroitement avec les équipes de santé afin de prévenir toute propagation de la maladie.
Sur le plan épidémiologique, les autorités sanitaires indiquent que certains cas suspects ont déjà été confirmés tandis que d’autres demeurent en attente des résultats de laboratoire. Aucun cas de guérison n’a encore été enregistré à ce stade.
En revanche, un décès parmi les cas confirmés ainsi qu’un décès d’un cas suspect ont été enregistrés.
Les autorités sanitaires poursuivent les activités de surveillance et de sensibilisation afin de renforcer la vigilance communautaire et de prévenir toute nouvelle contamination. Cette version est adaptée à une publication radio, presse écrite ou site d’information.
Merci Byamungu


