Au moins 40 cas de violations des droits humains ont été recensés au Sud-Kivu par l’organisation Karibu Jeunesse nouvelle (KjN Asbl). Ces cas ont été répertoriés dans la ville de Bukavu, les territoires d’Idjwi, Kabare, Kalehe et Shabunda au cours de la période allant entre février jusqu’à la mi-mai 2026.
Le résultat du monitoring a été présenté ce vendredi 15 mai lors d’une réunion organisée à Bukavu, regroupant une vingtaine d’organisations locales engagées dans la défense des droits humains, dont Journalistes pour la promotion de la démocratie et des droits humains (JPDDH)
Selon Félicien Luzola, chargé de projet au sein de KJN, cette présentation s’inscrit dans le cadre du projet : « Femme, terre, paix et sécurité : programme de mobilisation et de sensibilisation sur les droits de la femme de la jeunesse fille à l’héritage et à la terre au Sud-Kivu dans un contexte de guerre ».
Il révèle que la situation sur la violation des droits humains en général et les violations des droits de la femme et de la jeune fille à l’accès à l’héritage et à la terre demeure préoccupante au Sud-Kivu.
« Nous venons de tenir notre première réunion de monitoring. Il était question d’évaluer le contexte dans lequel nous évoluons d’abord, ensuite identifier les différents cas de violation des droits humains de manière générale et mettre aussi un point particulier sur les violations liées à l’accès à la terre et à l’héritage pour les femmes et jeunes filles. Au-delà de ça, il fallait chuter par des recommandations pour voir comment on peut réduire ces cas qui ne cessent d’augmenter, » a-t-il expliqué.
Cette réunion a permis l’enrichissement du monitoring réalisé par les points focaux de KJN dans différents territoires, mais aussi la poursuite d’une sensibilisation efficace afin de réduire les cas des violations des droits humains.
« L’objectif était de poursuivre la sensibilisation, continuer à conscientiser la communauté mais aussi trouver un moyen de travailler de commun accord, joindre nos forces avec d’autres organisations pour avoir beaucoup d’impact sur le terrain, » poursuit Félicien Luzolo.
Le chargé de projet de KJN fait savoir que dans le cadre du projet en cours, son organisation compte mettre en place des mini-cliniques juridiques et à travers ces dernières, des cas seront recensés afin d’alimenter le centre de monitoring.
« Comme c’était notre première réunion, on a fait un monitoring de manière générale. On a identifié les cas de violation des droits humains de manière générale et on a enregistré une quarantaine de cas , chose qui continue d’inquiéter,» dit-il.
KJN dit également avoir mis en place un système d’alerte permettant de signaler tout cas de violation des droits humains, en particulier la violation des droits de la femme et de la jeune fille à l’accès à la terre et à l’héritage.
Signalons qu’au-delà du monitoring, ce projet financé par l’organisation américaine NED, prévoit un accompagnement juridique aux victimes dans le cadre d’une prise en charge.
Juvénal MUTAKATO


