Après la publication lundi 26 août de la feuille de route pour un dialogue national inclusif par les confessions religieuses de la République démocratique du Congo, certains acteurs socio-politiques du Sud-Kivu saluent cette initiative, tandis que d’autres restent sceptiques.
La nouvelle feuille de route en faveur de la paix et de la cohésion nationale? structurée en quatre étapes clés, elle vise à instaurer un dialogue inclusif pour sortir le pays de ses crises récurrentes.
Selon le document, le processus proposé se veut large et représentatif. Il prévoit la participation non seulement de la majorité et de l’opposition armée et non armée mais aussi de la société civile, de la diaspora, des autorités coutumières ainsi que des personnalités indépendantes.
Interrogé par notre rédaction, Oswald Rubasha, acteur de la société civile du Sud-Kivu a exprimé son soutien à cette initiative, invitant même, d’autres congolais à s’approprier cette démarche des églises congolaises.
«La paix est l’affaire des congolais eux-mêmes! C’est aux congolais eux-mêmes de lever le défi de la paix dans ce pays, et non pas Doha ou Washington. Nous avions dit, Washington et Doha, sont de partenaires importants qui peuvent nous aider à pousser les étrangers, notamment l’Ouganda et le Rwanda à retirer leurs forces dans notre pays, de manière à permettre à ce que les congolaise entre-eux se regardent en face, discuter pour retrouver la paix et reconstruire le pays,» s’est-il exprimé.
Et d’ajouter: «C’est une initiative très importante pour notre pays que nous ne devons pas laissé aux seuls prêtres, aux seuls pasteurs, c’est l’affaire de tous les congolais sans exception. Nous devons nous approprier cette démarche des prêtres,».
Parallèlement, Théophile Barachikubagirha, un acteur socio-politique émet des doutes, rappelant que plus souvent les dialogues organisés au pays n’ont jamais résolu le problème.
« L’initiative et la démarche du dialogue est toujours bonne, si elle va nous conduire au bon résultat. Or, si on évalué les dialogues qu’on a déjà fait au Congo, il y a matière à réflexion pour se demander si vraiment ces dialogues nous servent à quelque chose. Si ce dialogue qui sera fait cette fois par les confessions religieuses va nous amener vers la résolution définitive de problèmes de guerre récurrente en République démocratique du Congo, il sera bon, » a-t-il également réagi.
Soulignons que les confessions religieuses ont indiqué que ce dialogue ne doit pas être une simple rencontre politique de pus, mais bien un cadre structuré, sécurisé et crédible, capable de produire un compromis national inclusif dans le strict respect de la Constitution.
Gabriel ACIRUSHOKOLIRE


