Plusieurs acteurs sociaux de la ville de Bukavu(Sud-Kivu) déplorent le refus de certains billets de la monnaie locale, les francs congolais, par certains habitants. Cette pratique s’observe depuis quelques jours sur le marché.
Sur le marché local, certains détenteurs de Kiosques, boutiques, changeurs de monnaie et petits commerçants refusent d’accepter certains billets, notamment de 5.000, 10.000 et 20.000 francs congolais sous prétexte qu’ils seraient sales ou légèrement déchirés.
Cette patraque est jugée d’innaceptable par les observateurs, qui rappellent que malgré l’état de ces billets, ils restent la monnaie légale du pays, et doivent être acceptés entant que tels dans toutes les transactions commerciales.
Lors d’un entretien accordé à notre rédaction ce vendredi 15 août, Joseph Musombwa coordonnateur interprovincial du Mouvement des sociétés civiles du Congo (MSCO) qualifie cette pratique d’irrégulière. En cette période où les banques les institutions de micro finances restent fermées, le refus de ces billets constitue une autre perturbation économique pour les paisibles citoyens a-t-il ajouté.
« Cette situation déplaise la population, aggrave les conditions socio-économiques et la crise monétaire. À Goma et Bukavu, les banques sont fermées actuellement. Alors, où est-ce la population va trouver des billets neufs ? Mais soyez sincères et conscients de la situation socio-politiquo-économique que nous traversons actuellement. Nous demandons aux autorités de s’impliquer dans ce dérapage,» déclare Joseph Musombwa.
Dans le même angle d’idée, la Nouvelle dynamique de la société civile (NDSCI) qui s’est également exprimée ce même vendredi, plaide pour la réouverture des banques, afin de permettre un meilleur accès à des billets neufs, pour permettre la fluidité des échanges monétaires dans la ville.
« Nous demandons aux autorités en place de prendre de mesures strictes pour interdire de telles pratiques qui portent atteinte aux droits de consommateurs. En outre, nous plaidons pour la réouverture des banques pour permettre aux habitants d’accéder à des billets neufs et de faciliter ainsi les activités commerciales,» plaide Wilfried Habamungu porte-parole de la NDSCI Sud-Kivu.
Ce refus nécessite l’implication des parties prenantes, notamment les autorités, la société civile, la Fédération des entreprises du Congo (FEC), dans la sensibilisation des commerçants, mais aussi dans un cadre réglementaire des transactions ainsi que la facilitation à l’accès aux nouvelles coupures via les institutions financières, légalement reconnues en RDC.
Gabriel ACIRUSHOKOLIRE


