Uvira: MSF maintient la surveillance épidémiologique malgré son désengagement

L’organisation internationale Médecin sans frontière (MSF) a annoncé son désengagement, ce mercredi 23 juillet au cours d’un café de presse tenu à Uvira (Sud-Kivu) pour le 31 juillet prochain, suite à l’atteinte des objectifs médicaux fixés.

Le coordonnateur du projet d’urgence de MSF à Uvira, a indiqué que cette décision fait suite à l’atteinte des objectifs médicaux fixés par l’organisation, au début de son intervention, en novembre 2024.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

« A partir de la fin de ce mois de juillet, MSF ne prendra plus en charge de nouveaux cas des blessés et de choléra à l’hôpital général de référence d’Uvira. Les équipes sur place sont désormais, pleinement équipées et formées, pour assurer une prise en charge autonome. Nous maintiendrons, néanmoins, une surveillance épidémiologique, et restons prêts à réagir à toute nouvelle urgence, » a expliqué Ben Taleb Zied, Coordonnateur du projet d’urgence de MSF dans la région.

Il ajoute que malgré des défis d’accès majeurs, MSF a fourni des soins essentiels à 203 patients blessés par balles et autres traumatismes d’urgence, traité 1626 cas de choléra à Ruzizi, Uvira et Kiliba et pris en charge 604 survivantes de violences sexuelles à Uvira.

D’après lui, les difficultés persistantes d’accès au Sud-Kivu, exacerbées par les affrontements, continuent d’isoler des milliers de personnes et d’entraver gravement l’assistance humanitaire. Cette situation a-t-il renchéri, entraîne des conséquences désastreuses et complique la tâche des organisations pour fournir une assistance vitale rapide aux populations dans le besoin.

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Il faut dire que les affrontements récurrents dans la région ont gravement impacté les communautés, créant une fracture béante entre Bukavu et Uvira et entraînant le déplacement de milliers de personnes. Depuis février, Uvira est devenue un refuge pour plus de 250 000 personnes déplacées. En outre, les catastrophes naturelles dans la zone ont détruit des infrastructures sanitaires et laissé de nombreuses personnes sans-abri.

Rédaction

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