La campagne annuelle internationale « 16 Jours d’activisme contre la violence basée sur le genre à l’égard des femmes et des filles » a démarré ce mardi 25 novembre, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et prend fin le 10 décembre, marquant la Journée des droits humains.
En effet, la campagne a été lancée par des activistes lors de l’inauguration de l’Institut international pour le leadership des femmes en 1991. Cette campagne offre aux personnes et aux organisations du monde entier une stratégie de mobilisation appelant à la prévention et à l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles.
16 jours d’activisme en RDC
La campagne des « 16 jours d’activisme » ont été considérés mardi à Kinshasa, capitale du pays, comme une opportunité d’engagement collectif pour lutter contre toutes formes de violences en République démocratique du Congo.
«Les 16 jours d’activisme sont plus qu’une campagne. Ils lancent un cri d’alarme et offrent une opportunité d’engagement collectif contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles, » a indiqué Bruno Lemarquis, coordonnateur de l’ONU humanitaire en RDC, soulignant le thème de cette année axé sur : «Tous unis pour mettre fin aux violences numériques à l’égard des femmes, met en lumière un danger grandissant».
Selon lui, en RDC comme ailleurs, les femmes et les filles, à tout niveau, subissent menaces, harcèlement, discours haineux et abus en ligne, des violences systémiques qui brisent des vies, minent la santé mentale, la dignité et la cohésion sociale et étouffent la liberté d’expression. Il a salué l’engagement du gouvernement congolais, notamment pour la ratification en juin 2025 de la Convention de l’union africaine sur la cybersécurité et la publication du Code numérique prévoyant la création de l’Agence nationale de cybersécurité (ANSI).
Le coordonnateur résident a qualifié la lutte contre les violences numériques d’urgence, appelant à transformer l’espace digital en un lieu « sûr, inclusif et libre ».
Bruno Lemarquis a indiqué que le système des Nations unies en RDC, à travers l’UNESCO notamment, accompagne les femmes des médias et les jeunes à travers des ateliers de renforcement de la cybersécurité, de sensibilisation à l’intelligence artificielle, de régulation des plateformes et de promotion d’une culture numérique éthique.
« Les technologies doivent être des solutions, des instruments d’émancipation, jamais des instruments d’oppression. Les femmes ne sont pas responsables des violences qu’elles subissent en ligne et ne doivent pas en porter seules le fardeau, » a-t-il insisté, appelant à la mobilisation des autorités, de la société civile, du secteur privé et des communautés pour bannir les discours sexistes, dénoncer chaque acte de violence numérique et investir dans l’éducation digitale.
Le système des Nations unies en RDC s’est joint à la campagne « 16 jours, pas d’excuses », exhortant à transformer les réseaux sociaux en espaces sûrs et respectueux des droits des femmes et des filles.
Notons que la campagne mondiale des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, célébrée du 25 novembre au 10 décembre, vise à sensibiliser, mobiliser et encourager les actions concrètes de prévention et de réponse aux violences faites aux femmes et aux filles. Initiée par le Centre pour le leadership mondial des femmes (CWGL) en 1991, elle constitue aujourd’hui un mouvement mondial impliquant gouvernements, organisations internationales, société civile, médias et communautés.
Juvénal MUTAKATO


