À l’approche de la saison culturale A, les cultivateurs du groupement de Ziralo, dans le territoire de Kalehe (Sud-Kivu), alertent sur les nombreuses difficultés qui risquent de compromettre les activités agricoles. Ils appellent les autorités et les partenaires humanitaires à intervenir rapidement.
À quelques semaines du début de la saison culturale A, l’inquiétude grandit chez les cultivateurs du groupement de Ziralo. Confrontés à des conditions de vie précaires, ils craignent de ne pas être en mesure de préparer leurs champs dans de bonnes conditions, ce qui pourrait affecter la prochaine production agricole.
Au cours d’une interview accordée à notre rédaction ce jeudi 9 juillet, plusieurs agriculteurs ont évoqué le manque de semences, d’outils aratoires et de moyens financiers parmi les principaux obstacles auxquels ils sont confrontés.
À ces difficultés s’ajoute une insécurité persistante qui continue de perturber les activités agricoles dans cette partie du territoire de Kalehe. Les cultivateurs, dont plusieurs sont des personnes déplacées par les conflits, expliquent que leurs ressources limitées sont principalement consacrées à la satisfaction des besoins essentiels de leurs familles.
Cette situation les empêche d’investir dans les intrants agricoles nécessaires pour lancer la nouvelle campagne. Ils dénoncent également les difficultés d’accès aux terres cultivables ainsi que la dégradation ou la fermeture de certaines routes de desserte agricole.
Selon eux, cette situation limite non seulement l’accès aux champs, mais complique également l’acheminement des produits agricoles vers les marchés, réduisant ainsi leurs revenus.
« Nous avons besoin de semences, d’outils et de sécurité pour reprendre normalement les activités agricoles, » plaide Lucienne Zawadi Mukulumanya, l’une des cultivatrices interrogées par notre reporter.
Face à cette situation, les cultivateurs de Ziralo lancent un appel aux autorités provinciales, au gouvernement congolais et aux organisations humanitaires. Ils sollicitent un appui en semences, en outils agricoles et en assistance alimentaire afin de préparer la saison culturale A dans de meilleures conditions.
Ils demandent également le rétablissement de la sécurité et la réouverture des routes de desserte agricole pour favoriser la relance de la production et contribuer à la sécurité alimentaire dans la région.
Divin Byaongo, étudiant à l’ETJ


