Est de la RDC : l’AFATEC-RDC alerte sur les disparitions d’enfants

L’Association pour la lutte contre le tribalisme et les conflits ethniques en RDC (AFATEC-RDC) appelle les parents à renforcer la surveillance de leurs enfants, particulièrement dans le contexte sécuritaire préoccupant qui prévaut dans l’Est de la République démocratique du Congo. Cet appel a été lancé ce lundi 25 mai par Germaine Kitungano, coordinatrice de cette organisation, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale des enfants disparus.

Célébrée chaque 25 mai, cette journée constitue une occasion de sensibiliser les parents, les éducateurs ainsi que l’ensemble de la communauté sur la nécessité de protéger les enfants contre toutes les formes de violence, de disparition et d’exploitation.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Dans son intervention, l’AFATEC-RDC a mis en lumière plusieurs risques auxquels les enfants sont exposés dans un contexte de conflit armé et de déplacements massifs des populations.

Selon Germaine Kitungano, l’instabilité sécuritaire et les déplacements forcés figurent parmi les principales causes de disparition des enfants dans les zones touchées par les violences. Elle souligne également les dangers liés à l’exploitation des mineurs.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

La vulnérabilité causée par la pauvreté, l’insécurité et la désintégration de certaines familles expose de nombreux enfants au recrutement par des groupes armés, au travail forcé, à la traite des personnes ainsi qu’à d’autres formes d’abus.

À l’approche des grandes vacances scolaires en RDC, l’organisation se dit particulièrement préoccupée par la situation des enfants qui passent une grande partie de leur temps hors du cadre scolaire et parfois sans encadrement suffisant.

« Les vacances peuvent devenir une période à haut risque pour les enfants, notamment en matière de disparition, d’enlèvement, de délinquance ou de mauvaises fréquentations, » alerte Germaine Kitungano.

Face à cette réalité, l’AFATEC-RDC recommande aux parents de suivre de près les déplacements et fréquentations de leurs enfants, de renforcer le dialogue familial et de sensibiliser les jeunes aux dangers liés à l’insécurité et à certaines fréquentations.

L’organisation appelle également les autorités compétentes, les acteurs de la société civile et les partenaires de protection de l’enfance à multiplier les mécanismes de prévention et d’alerte afin de mieux protéger les enfants vivant dans les zones affectées par les conflits.

Il convient de rappeler que la Journée mondiale des enfants disparus vise à promouvoir une réflexion collective sur les stratégies de prévention, de recherche et de protection des enfants disparus, en collaboration avec les services de l’éducation, de la justice, de la police ainsi que les structures de protection sociale.

Marie Safari (stagiaire)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.