Deux semaines après l’annonce de la réapparition de l’épidémie d’Ebola dans l’Est de la République démocratique du Congo, l’inquiétude persiste dans la province du Sud-Kivu. À Bukavu, plusieurs habitants continuent de négliger les mesures barrières pourtant recommandées par les autorités sanitaires.
Un cas suspect d’Ebola a déjà été signalé dans la province, poussant les services sanitaires à renforcer la vigilance.
Dans plusieurs quartiers de la ville, le constat reste préoccupant. Le port des cache-nez, le lavage régulier des mains ainsi que l’utilisation des dispositifs sanitaires demeurent faiblement respectés dans les marchés, les arrêts de bus et autres lieux publics.
Lors de notre ronde ce mardi, certains habitants expliquent cette attitude par un manque de confiance envers les informations circulant autour de cette nouvelle alerte sanitaire: « Nous sommes en train de voir comme si ce sont des rumeurs, », confient quelques habitants interrogés par notre rédaction.
D’autres estiment que la situation politique actuelle du pays influence également la perception de la population.
« Même si la maladie représente un danger pour la vie humaine, nous constatons que la RDC est divisée et que certaines décisions prises à Kinshasa ne sont plus respectées au Kivu, » affirment-ils.
Malgré ces doutes exprimés par une partie de la population, les équipes sanitaires poursuivent les séances de sensibilisation communautaire afin d’éviter une éventuelle propagation de la maladie. Les professionnels de santé rappellent que le respect strict des mesures préventives reste indispensable pour limiter les risques de contamination.
Face à cette situation, les autorités politico-administratives et sanitaires sont appelées à intensifier les campagnes de sensibilisation et à renforcer la communication de proximité afin de lutter contre la désinformation autour d’Ebola.
Les habitants, de leur côté, sont invités à faire preuve de vigilance et à respecter les mesures de prévention pour protéger la communauté contre une éventuelle résurgence de cette épidémie contengieuse.
Merci Byamungu


