Uvira : entre tensions et appels au calme, la ville reprend son court normal

Les activités socio-économiques ont repris dans la ville d’Uvira (Sud-Kivu) après une journée agitée de ce lundi 25 août, marquée par des échauffourées impliquant les Forces armées congolaises (FARDC) et des éléments Wazalendo, entraînant le décès d’un militaire de la force loyaliste et un élément du groupe Wazalendo grièvement blessé.

Des sources militaires indiquent que l’incompréhension à l’origine de ces échanges de tirs est survenue lorsqu’une délégation venue du Burundi pour participer aux obsèques d’un colonel, commandant de bataillon à Punya, décédé avec son épouse dans un crash d’avion à Kisangani (Tshopo), a été interceptée par les éléments Wazalendo.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

« Après des tensions observées sur place, la délégation a été contrainte de rembourser chemin vers le Burundi, après que certains Wazalendo ont ouvert le feu, causant malheureusement la mort d’un de nos éléments FARDC,» a précisé devant la presse locale, le capitaine Bijanu, de la 33ème région militaire.

Bernard Kadogo Tongo, porte-parole du Conseil des Wazalendo dans la partie Est de la RDC, a tenu à préciser que les Wazalendo souhaitaient uniquement procéder à une fouille de la délégation pour vérifier l’identité des 66 personnes présentes, dont la venue n’avait pas été signalée aux autorités compétentes. Il a également indiqué que la justice se saisira du cas de l’élément implique dans la fusillade.

Retour au calme

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Selon des sources concordantes, quelques heures après cet événement malheureux, la situation est redevenue normale dans la commune de Mulongwe, théâtre de cet incident. Cependant, l’enterrement du colonel en question a été reporté à une date ultérieure et la délégation venue du Burundi est rentrée.

Des obsèques non avisés

Dans un communiqué signé par le porte-parole du gouvernement provincial du Sud-Kivu, Maître Didier Kabi, le gouverneur a condamné l’organisation des obsèques sans informer les officiels, soulignant que le colonel aurait dû être inhumé avec honneur et selon le protocole militaire.

Collaboration renforcée

Les autorités locales et militaires ont annoncé qu’elles renforcent la coordination avec les Wazalendo afin d’éviter tout malentendu à l’avenir. Un appel au calme et au respect des procédures officielles a été lancé à toutes les parties et assurer la sécurité des citoyens et des délégations étrangères.

Appels à la vigilance

Dans un communiqué publié ce même lundi, le sous-lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, porte-parole du secteur opérationnel Sukola 2, a fermement balayé les allégations selon lesquelles la ville d’Uvira serait tombée aux mains du M23.

Il a indiqué que les Forces armées de la République démocratique du Congo assurent le contrôle total de la ville et appellent à la vigilance.

« L’ennemi n’est ni à Lubimba, ni à Magunga, ni non plus à Masangu, » a-t-il déclaré, soulignant que les rebelles sont encore loin d’Uvira.

Face à l’intensification de la guerre psychologique via les réseaux sociaux, le porte-parole a dénoncé une stratégie visant à « affaiblir le moral de la population et même à captiver certains esprits faibles ».

Le général de brigade Mwehu Lumbu Evariste a quant à lui réaffirmé la détermination des FARDC à défendre la ville et « à anéantir les rebelles du M23 et leurs alliés ». Il a aussi invité la population à rester vigilante et à « dénoncer toute présence suspecte dans la zone ».

Malgré la proximité des affrontements et cet épisode qui rappellent la fragilité de la situation sécuritaire dans la région, Uvira reste fermement sous contrôle des forces loyalistes, et la collaboration entre les forces coalisées pro-gouvernement ainsi que les acteurs locaux est importante pour restaurer et maintenir la paix.

Rédaction

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