RDC: les confessions religieuses appuient sur l’accélérateur pour le début d’un dialogue national

Les confessions religieuses congolaises demandent le Président de la République, conformément à l’article 69 de la Constitution de prendre dans les meilleurs délais des actes officiels à lancer le processus du dialogue national. C’était ce lundi 25 août, lors de la présentation de la feuille de route commune pour le lancement d’un processus national inclusif de paix.

Face à la persistance des tensions politiques et sécuritaires qui continuent à travers le pays, les confessions religieuses ont décidé de faire front commun. La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), l’Église du Christ au Congo (ECC) ainsi que d’autres confessions religieuses ont présenté une feuille de route commune pour le lancement d’un processus national inclusif de paix.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

En publiant ce document, les leaders religieux appellent clairement le Président Félix Tshisekedi à prendre ses responsabilités et à poser les premiers jalons d’un dialogue politique national

« Nous exhortons le Chef de l’État, en sa qualité de garant de la Nation et conformément à l’article 69 de la Constitution, de prendre dans les meilleurs délais des actes officiels destinés à lancer ce processus, » ont-elles déclaré dans un communiqué.

Pour eux, il s’agit d’une opportunité historique de mettre fin aux crises cycliques qui minent la République démocratique du Congo depuis l’indépendance.

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Le processus proposé se veut large et représentatif. Il prévoit la participation non seulement de la majorité et de l’opposition armée et non armée mais aussi de la société civile, de la diaspora, des autorités coutumières ainsi que des personnalités indépendantes. Un système de quotas devrait être instauré afin de garantir une représentativité équitable de tous les groupes.

Pour les confessions religieuses, ce dialogue ne doit pas être une simple rencontre politique de plus, mais bien un cadre structuré, sécurisé et crédible, capable de produire un compromis national inclusif dans le strict respect de la Constitution.

Alors que la méfiance reste forte entre les acteurs politiques, cette initiative religieuse apparaît comme un nouveau levier pour tenter de rétablir la confiance. Il reste savoir si l’appel lancé par les confessions religieuses sera suivi et entendu.

Juvénal MUTAKATO

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