La recrudescence des incendies inquiète plusieurs personnes dans la ville de Bukavu (Sud-Kivu), où un violent incendie a consumé une centaine de maisons dans la nuit de samedi à ce dimanche 3 août, sur les avenues Albert Kayabo et Irambo dans le quartier Nyalukemba en commune d’Ibanda.
Selon des témoins, le bilan serait lourd. Plusieurs maisons ont été calcinées, suite à la propagation rapide du feu, plongeant ainsi des dizaines de familles dans le désarroi et relançant des inquiétudes sur la multiplication des cas d’incendie dans la ville.
Ce lundi 4 août, un autre cas a été signalé sur avenue Hôpital général, au quartier Nkafu dans la commune de Kadutu. Des sources diversifiées renseignent que ce nouveau sinistre s’est déclaré aux environs de 13 heures. Difficile d’établir le bilan de ce nouvel incendie.
Pendant ce temps, les causes exactes des incendies ne sont pas toujours bien élucidées, même si certaines sources attribuent cette situation à la mauvaise installation électrique, à la promiscuité des habitants et à la vente désordonnée de carburant.
Depuis le début de cette saison sèche, plusieurs familles passent désormais la nuit à la belle étoile, sans abris ni biens de première nécessité.
Appel à une assistance humanitaire
Des alertes invitant la population à faire preuve de prudence sont lancées.
Le Conseil urbain de la Jeunesse de Bukavu a entamé ce lundi 4 août avec l’identification des sinistrés des incendies dans la ville afin de conscientiser la population à s’investir pour apporter une aide aux familles affectées.
Selon Bagendabanga Christian, membre du Conseil urbain de la Jeunesse a indiqué que cette opération a débuté au quartier Nyalukemba, lieu du dernier sinistre ayant affecté plus de 1.000 ménages et dont les habitants passent désormais la nuit à la belle étoile.
Ces incendies répétitifs mettent en lumière la vulnérabilité des quartiers densément peuplés, souvent dépourvus de dispositifs de sécurité incendie dans la ville de Bukavu. Les autorités compétentes et les leaders communautaires sont donc appelés à renforcer les campagnes de sensibilisation et à encourager des constructions plus sûrs.
Gabriel ACIRUSHOKOLIRE


