Les Formées de la République démocratique du Congo (FARDC) et leurs partenaires dénoncent le non-respect par le régime de Kigali de la trêve humanitaire, indique le porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu, le Lieutenant-colonel, Guillaume Ndjike Kanko, dans un communiqué de presse rendu public ce jeudi 11 juillet.
Dans ce communiqué exploité par Jambofm, le porte-parole du gouverneur militaire fait savoir que les terroristes du Rwanda défense Force ont lancé des attaques simultanées le mercredi 10 juillet 2024, sur les positions des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et leurs partenaires se trouvant aux villages Nyange et Mpati, situés 80 kilomètres en profondeur de Kitshanga, dans le groupement Bashali Mukoto, et ce, en violation de la trêve humanitaire recommandée par les États-Unis d’Amérique.
Cette attitude belliqueuse légendaire, selon le porte-parole du gouverneur militaire, est de vouloir maintenir les populations déplacées dans des conditions atroces en les privant ainsi l’accès à l’aide humanitaire. Une situation qui cause une entrave au personnel humanitaire pour accéder aux populations vulnérables de cette partie de la province du Nord-Kivu, alerte-t-il.
Le document mentionne ainsi qu’à la suite de ces hostilités, des populations se sont de nouveau déplacées. Ce qui a davantage aggravé la situation humanitaire qui était déjà critique.
« Les Forces armées de la République démocratique du Congo et ses partenaires dénoncent avec énergie le non-respect par le régime de Kigali de ladite trêve et son attitude belliqueuse légendaire à vouloir maintenir les populations dans des conditions atroces en leur privant ainsi l’accès à l’aide humanitaire, » dénonce l’armée.
Le 5 juillet dernier, dans un communiqué, les États-Unis annonçaient le début d’une trêve humanitaire de 2 semaines afin de permettre aux populations de regagner leurs milieux et aux humanitaires d’avoir accès libre aux localités.
« La trêve humanitaire de 2 semaines engage les parties au conflit à faire taire les armes, à permettre le retour volontaire des personnes déplacées et à fournir au personnel humanitaire un accès sans entrave aux populations vulnérables. La trêve ouvre les zones d’hostilités qui affectent le plus les populations civiles, » indiquait alors Washington.
Les autorités de Kinshasa avaient aussitôt exprimé leur intention de respecter la volonté américaine. Cependant, le gouvernement congolais disait attendre de cette trêve « un retrait total des troupes rwandaises du territoire congolais et une condamnation de cet agresseur par les juridictions internationales, » avait avancé Patrick Muyaya.
Pour le porte-parole du gouvernement congolais, la pression est de plus en plus intense sur le Rwanda, mais que cela est « le résultat de la détermination du président Félix Tshisekedi, l’engagement de l’action du gouvernement et la mobilisation de tous les Congolais ».
Un nouveau rapport des experts de l’ONU a encore accablé Kigali. Les Nations-Unies ont clairement établi que c’était l’armée rwandaise qui dirigeait de fait les opérations du M23 en RDC et que les autorités rwandaises étaient « responsables des actions du M23 » en raison du soutien qu’elles apportent à « leur conquête territoriale ».
Depuis le début du conflit, 4 territoires sur les 6 que compte le Nord-Kivu sont déjà touchés par les actions du M23. Après Rutshuru, Masisi et Nyiragongo, c’est Lubero, dans le nord, qui est la zone actuellement ciblée.
Juvénal MUTAKATO


