Le refus de certains billets en franc congolais jugés en mauvais état continue de perturber les échanges commerciaux dans la ville de Bukavu (Sud-Kivu). Malgré les appels des autorités à accepter la monnaie nationale, plusieurs habitants dénoncent encore le rejet des coupures déchirées, usées ou recollées dans certaines transactions.
Dans plusieurs quartiers de la ville, des commerçants et des particuliers refusent toujours de recevoir des billets considérés comme abîmés. Une pratique qui contraint certains citoyens à chercher d’autres coupures pour effectuer leurs achats, voire à renoncer à certaines transactions.
Des habitants interrogés par notre rédaction estiment que cette situation ne devrait pas avoir lieu, car le franc congolais demeure la monnaie officielle du pays.
Ils appellent la population à faire preuve de compréhension et à accepter les billets authentiques, quel que soit leur état physique.
« Nous n’avons pas de banques actuellement et nous n’avons même pas de guichets où retirer des billets neufs. On ne comprend pas pourquoi certains commerçants refusent ces billets alors que nous n’avons pas d’autres alternatives, » témoigne un habitant.
La situation est davantage compliquée par la fermeture des banques dans la province du Sud-Kivu, liée au contexte sécuritaire marqué par la guerre. L’absence de ces services financiers prive plusieurs habitants de la possibilité d’échanger leurs billets usés contre de nouvelles coupures.
Pour plusieurs citoyens, la reprise des activités bancaires devient une nécessité afin de faciliter le renouvellement des billets en mauvais état et améliorer les transactions dans la ville de Bukavu.
Laetitia Matabaro et Yvette Ishara, (stagiaires)


