Bukavu : des habitants se plaignent de la lenteur observée dans des centres d’enrôlement (Reportage)

Bukavu : des habitants se plaignent de la lenteur observée dans des centres d’enrôlement (Reportage)

Lors d’une descente effectuée au sein de quelques centres d’enrôlement de la commune d’Ibanda, Erick Murhula, étudiant à l’Ecole technique de journalisme, a pu toucher du doigt les difficultés rencontrées par les prochains électeurs. Lenteurs et corruption sont entre autre les maux rencontrés. Il nous fait ce reportage

 

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Jeudi 19 janvier 2017. Il est  12 heures  15 minutes lorsque j’arrive au centre d’enrôlement  Tumaini dans la commune d’Ibanda.  À l’entrée je trouve une foule de personnes venues se faire enrôler.

Des personnes en groupes de cinq à sept discutent des différents sujets en attendant leur tour.

Difficile de se faire enrôler

Au coin de l’enclos j’observe des femmes. Parmi elles, trois sont enceintes. Elles regardent comme si elles étaient en deuil, très fatiguées et assoiffées, sous un soleil accablant.

Juste devant je vois une femme avec un bébé qui pleure dans ses bras.

A côté d’elle, je m’approche d’une femme aussi impatiente. « Moi si je ne m’enrôle pas aujourd’hui je ne pourrai revenir qu’en février. Peut-être là il n’y aura plus des bousculades devant les centres d’enrôlement », dit cette femme d’un air triste. « Je demande aux autorités d’augmenter le nombre des machines pour éviter la lenteur qu’on observe dans ce centre. Je suis sur la liste depuis mercredi et aujourd’hui vendredi je suis là depuis 8 heures. Il est déjà 12 heures et je ne me suis toujours  pas fait enrôler. Je ne sais même pas si je vais encore être enrôlé aujourd’hui », ajoute-t-elle.

J’essaye d’entrer à l’intérieur du centre. Dedans, une foule sur la ligne. Je montre ma carte d’étudiant en journalisme et le policièr me laisse entrer à l’intérieur  voir le chef du centre. Celui-ci  refuse de répondre à mes questions.

Les femmes enceintes, les handicapés en premier

Je me dirige au centre de l’Athénée d’Ibanda. Il est 13 heures. A l’entrée tout va bien. Des passants font des vas et viens dans la cour de l’école. A l’intérieur du centre, un petit nombre d’électeurs attend sur la ligne pour se faire enrôler. Des jeunes élèves en uniforme bleu et blanc tentent de se placer sur la ligne d’attente.

Mais la priorité est offerte aux femmes enceintes, aux vieillards et aux handicapés.   « Je suis très content car j’ai   ma nouvelle carte. Je me suis fait enrôler avant les autres et je n’ai pas été bousculé. Ils ont bien fait de diminuer la dimension des nouvelles cartes, …., et regarde monsieur les journaliste même la photos est claire » , nous dit, tout content, cet homme d’une quarantaine d’années avec un plâtre à la jambe, blessé par dans un accident de circulation.

On dénonce la corruption

ll est 16 heure, je monte sur une moto et me dirige vers le de l’Institut Mushere à Nguba.

La cour est pleine d’élèves. A l’entrée du centre de la CENI dans cette école, les policiers ont placé une corde pour mettre de l’ordre. Derrière la corde,  je trouve un homme très calme mais aussi on dirait très énervé.  Je lui parle il me répond comme si il ne veut pas. « Je dois voyager mais ils ne veulent pas me donner ma carte. J’ai appris qu’il y a ceux qui donnent de l’argent pour qu’on les enrôlent», nous confie cet homme  rencontrer au centre Mushere.

Alors que j’essaye d’entrer dans le centre, la police chasse tout le monde et ferme la porte.

Eric Murhula

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