Processus électoral : A 38 jours de la convocation de l’électorat, la Lucha juge négatif le bilan des députés congolais


Comme l’aurait dit un politique congolais, « en Afrique quand on mange, on ne parle pas », le mouvement Lutte pour le Changement (Lucha) fait siens ses propos pour interpeller la classe politique congolaise, à 38 jours de la convocation de l’électorat. Jugeant négatif le bilan des députés, déjà hors mandat, le Mouvement avertit tous les nouveaux candidats, prétendant représenter le peuple congolais aux échéances électorales prochaines. La Lucha invite la population à la vigilance et prévient les élus qui n’auront pas défendu les intérêts du peuple.

Revenant sur la réalisation des députés, quoique hors mandat, en faveur de leurs bases respectives, Ghislain Muhiwa, militant au sein de la Lucha estime que les politiques ont déçu.

« Les politiciens  nous ont trompé, même l’opposition qui essaye de défendre nos droits à un certain moment, la majorité la corrompt et se tait. C’est ce qui fait que la population ne se retrouve pas dans la gestion de la chose publique (…) lorsqu’ils commencent à dire qu’en Afrique quand on mange on ne parle pas, ne sentez-vous qu’il s’agit d’un manque de conscience ? C’est regrettable ! », déplore-t-il.

Si la population a été clémente durant les mandats passés, soutient-il, cette fois, elle prendra en main ses responsabilités souveraines pour la promotion de la démocratie en ce pays.

« Depuis leur élection, les députés sont là mais le pouvoir de Joseph Kabila gère au détriment de la population. La majorité, tout comme l’opposition ne travaille pas pour l’intérêt de la population (…) Pour le mandat qui vient, on va arriver dans une situation où si pendant un mandant, un élu n’aura pas réalisé sa promesse, nous les ferons partir », avertit Muhiwa.

Le Mouvement citoyen Lutte pour le changement note que plusieurs acteurs  politiques ne tiennent pas à leurs promesses une fois élus. Pour sanction, le peuple devrait rester vigilent et rejeter leur candidature dans les urnes.

Materne Nsiku

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