Processus électoral : 95% de la population du Sud-Kivu veulent les élections en décembre prochain, rapporte le CAPG

Dans une conférence réunissant des acteurs de la société civile, des mouvements citoyens  en collaboration avec  les assistants de liaison communautaire de  la MONUSCO,  le Centre africain de paix et gouvernance (CAPG) a présenté, ce vendredi 09 mars 2018, les résultats des sondages menés sur le processus électoral dans la province du Sud-Kivu. La grande partie de la population attend les élections prévues le 23 décembre prochain en RDCongo.

Le président du CAPG, lors de la présentation, a précisé que l’étude consistait à savoir les attentes de la population vis-à-vis du processus électoral en cours en République démocratique du Congo.

« Cet étude insistait naturellement sur 10 éléments principaux dont  le besoin de la population d’avoir les nouveau dirigeants, la volonté des hommes politiques (majorité et opposition) de conduire la population aux élections cette année, l’acceptation du calendrier électoral publié par la CENI, le recourt à la violence de la part de la jeunesse au cour du processus, la nécessité des acteurs politiques et sociaux de s’entendre, la conséquence de l’interdiction de manifestation  pacifique sur le processus électoral libre, crédible et apaisé, la neutralité de la CENI, la nécessite de la société civile à influencer pour la tenue des élections libres, crédibles et apaisées, les risques de nuisance et groupe armes sur le processus électoral et la nécessité d’utilisation de la machine à voter », a souligné Bienvenu Karhakubwa.

S’agissant des résultats des enquêtées, la majorité absolue du peuple congolais du Sud-Kivu attendent impatiemment la tenue des élections conformément au chronogramme de la Commission électorale nationale indépendante pour une alternance non violente au pays.

« 95% des habitants veulent les élections en RDC pour se choisir des nouveaux dirigeants. 71% affirment que les acteurs politiques ne manifestent pas réellement la volonté de conduire le peuple aux élections. 74% sont d’accord  avec le calendrier de la CENI qui prévoit les élections en décembre prochain. 86% affirment que si les élections ne sont pas organisées  cette année conformément au calendrier de la CENI, le pays va connaître des terribles  troubles », précise-t-il.

Une grande partie de la population est convaincue que la non-violence reste un facteur influent pour le déroulement apaisé des élections.

« 69% affirment qu’une attitude de non-violence de la part de la jeunesse favorise l’organisation des élections libres, crédibles et apaisées. 84% les acteurs politiques et sociaux devraient s’entendre et respecter les règles de jeu pour un processus libre crédible et apaisé. 79% affirment que les élections sur fonds de fortes tensions entre acteurs politiques peuvent conduire le pays dans une crise profonde. 71% affirment que l’interdiction des manifestations pacifiques est de nature à ne pas favoriser un environnement propice pour des élections apaisées en RDC », ajoute-t-il.

D’autres, estiment que la répression des manifestants pacifiques radicalise la violence et plonge les jeunes dans la violence et demande aux forces de l’ordre de se retenir quant à ce.

A noter que l’enquête a duré trois mois, soit de décembre 2017 à mars 2018.

Marie-Louise Nsimire

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