Présidentielle en Rdc: Katumbi, Tshisekedi, Muzito et Kamerhe en tête du sondage Gec/Berci.


Les experts du Groupe d’études sur le Congo (GEC) associé à l’université de New York, plébiscitent Katumbi,  Tshisekedi, Muzito et Kamerhe dans le quarto de tête. Bien entendu, à l’issue d’un intéressant sondage de GEC/Berci effectué en janvier 2018 sur la prochaine l’élection présidentielle en Rdc.

Selon ce sondage, qui a posé la question « pour quel candidat voterait l’interrogé si les élections présidentielles se tenaient dimanche prochain ? », Moïse Katumbi conforte sa position en tête des intentions de vote à la présidentielle prochaine avec 26% des voix, malgré l’exil. En février 2017, il a obtenu 38%.

L’opposant katangais se place ainsi devant un trio composé de Kamerhe-Muzito-Tshisekedi qui se classe selon l’ordre suivant:
Félix Tshisekedi 14% des intentions de vote, contre 5% en février 2017, mois du décès de son père. En novembre dernier, il a obtenu 19%.

Arrivent ensuite, ex-aequo, l’ex-Premier ministre Palu Adolphe Muzito et l’opposant Vital Kamerhe, avec 9%, contre 4 et 5% il y a un an.

Joseph Kabila à qui la Constitution interdit de se présenter à une nouvelle élection présidentielle, obtient 7%, contre 10% un an plus tôt. Deux de ses dauphins possibles, Matata Ponyo et Aubin Minaku n’atteignent chacun que 3%, venant tous deux de 1% en février 2017.

L’opposant Jean-Pierre Bemba, détenu par la Cour pénale internationale, recueille 6% des intentions de vote en hausse de 1% par rapport à il y a un an. Et la secrétaire générale de son parti, Eve Bazaïba, 2%, comme il y a un an.

En queue de peloton viennent le dissident de la Majorité présidentielle Olivier Kamitatu (2%), le cardinal Laurent Monsengwo (2% au lieu de 0,3% il y a un an), même s’il n’a jamais exprimé l’intention de se présenter.

L’opposant et gendre de l’ex-président angolais Dos Santos, Sindika Dokolo (1% contre 0% en février 2017) et l’ex-Premier ministre Palu Antoine Gizenga (1%, contre 2% il y a un an).

Le très sérieux  Congo Research Group note: « A moins d’une fraude électorale spectaculaire, des partis d’opposition sortiraient vainqueurs de ces élections ».

Eugide Abalawi

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