Le pari foot (Chance sports bet) : Un gain pour les familles à Bukavu ?

D’un coin à un autre dans la ville de Bukavu, on observe des guichets encombrés par des  jeunes venus parier lors des matchs de football. Il s’agit d’un jeu de hasard, le pari, qui consiste à déposer une somme d’argent et tenter la chance de gagner en multiple.

Progressivement, cette pratique a pris de l’ampleur à tel enseigne qu’un esprit de convoitise pousse les jeunes à avoir de l’argent de mise, quel que soit les moyens.

A qui ça profite ?

Dans un reportage réalisé par jambordc.info dans la Commune de Kadutu, les guichets de pari ou chance sports bet sont implantés sur les rues un peu partout. Les jeunes parieurs justifient leur motivation à gagner de l’argent pour subvenir à leurs besoins.

« J’aime jouer au ‘‘chance sport beting’’ à cause du chômage, juste pour gagner un peu d’argent pour m’acheter des vêtements, télévision et même subvenir à la maison. (…) Quand j’ai gagné, je me sens très à l’aise. J’aime le pari », confie Josly Samba, élève à l’institut Kasali.

Selon ces jeunes, l’argent de mise provient de « diverses voies ». Ils préfèrent parier que de conserver l’argent en poche. C’est le seul moyen de gagner de l’argent parce qu’il y a manque d’emplois pour les jeunes.

« Au lieu de garder mon argent à la maison, je préfère le déposer, peut être j’aurais la chance de gagner. Il n’y a pas d’emploi pour nous les jeunes, alors, le pari est le seul moyen de gagner même si la plupart de fois, c’est nous qui perdons. Parfois c’est le parent qui me donne l’argent à déposer, soit je me débrouille pour en avoir », renchérit Papy Mali ya Mungu, jeune parieur.

Les parents, de leur côté, décrient les effets de ce jeu sur l’économie des familles, mais aussi sur la vie de leurs enfants parieurs.

Bijoux Mwamba, mère de 2 jeunes garçons, regrette le fait que certains élèves dévient les frais scolaires et les déposent au guichet du jeu de hasard à l’insu des parents et en profitent pour boycotter les études.

« Les conséquences de ce jeux de hasard sont multiples. Les enfants volent de l’argent pour aller parier, certains boycottent les études, d’autres donnent les frais scolaires au pari et le lendemain ils sont chassés de l’école », regrette ce parent.

D’autres jeunes s’adonnent au vol des biens familiaux, ce qui joue sur leur moralité.

« Ce jeu a rendu beaucoup d’enfants vagabonds, paresseux et orgueilleux. Cela a déjà causé des dégâts dans nos familles. Ils volent les lecteurs, les téléphones et de l’argent pour aller parier. C’est vraiment alarmant. Et si l’Etat n’intervient pas, ça va être grave », déplore un autre parent, victime.

Les parents ne se confient qu’au secours du gouvernement. Ils rappellent son rôle de régulateur de prendre les mesures interdisant ce genre d’activités pour épargner les enfants et leurs familles de ces maux.

Appel à la responsabilité

Le Bourgmestre adjoint de la commune de Kadutu, Joseph Nyembo, croit savoir que le jeu de pari fait partie des jeux de hasard interdits dans sa juridiction. L’engouement manifeste des jeunes à parier résulte du problème d’éducation familiale.

« C’est un problème général de l’éducation. L’éducation, ce n’est pas à l’Etat de le faire. L’Etat ne fait que la règlementation. Les jeux de hasard sont interdits. Comme partout au monde, dans notre commune de Kadutu, nous avons une règlementation qui interdit ces jeux –là », rétorque-t-il.

Joseph Nyembo estime qu’en amont, les parents jouent un rôle capital. Leur implication dans l’éducation de leurs enfants peut dénouer la crise.

« Il y a toujours des gens qui sont en marge de la société. Ils vivent en violation. Et là, il se pose un problème général de la morale au niveau de notre société. Nous vivons une crise généralisée et l’Etat seul ne peut la résoudre. L’Etat agit en aval mais, en amont, il y a les parents qui doivent agir. Donc, chacun devra être interpelé par cet échec de la moralité dans notre société », estime-t-il.

L’opinion se demande si l’implantation des sociétés ayant le pari ou chance sport bet dans leurs activités suivent les procédures légales, une question qui reste sans suite jusque-là.

Jean-Marie Mulume

5 thoughts on “Le pari foot (Chance sports bet) : Un gain pour les familles à Bukavu ?

  1. À ce fameux jeu d’hasard les jeunes risque de devenir des voleurs en main armée…
    Cette une experience de moi-même vecu lors de mes séjours à Nairobi,à Londres et même ici Aux US…
    Les jeunes bukaviens attentions vous rêvez devenir milliardaires sans pour autant travailler?
    Faites des small businesses pour satisfaire à vos besoins…

  2. Je ne vois pas comment interdire ce genre de jeux dans la ville. Qui oubli qu’une autorité de la place avait parié lors du match rdc vs guiné et a reçu 500$? comment voulez vous finir avec lorsque ces maison des pari ont des document leur fourni par les autorités urbaines pour travailler? Qui oublie que ces maison sont aussi taxé, et soumis aux impot?

  3. Jeux du hasard,gigantesque abrogation tacite de la loi congolo-belge l’interdisant.Ces jeux sont là pour un principe de qui sort bien gagne,pourquoi je dis cela: le muzungu(permettez-le moi)a plus des chances de gagner en masse mais en particulier,le parieur prit à lui seul en a plus aussi.Interdir ce qui ne trouble pas l’ordre public serait une mauvaise administration de la justice.Ce que je déplore chez les guichétiers est le manque de l’application du réglement intérieur interdisant aux mineurs de fouler leurs pieds dans la maison de pari.

  4. notre chance sport beting ne pas un jeux de hazarh mait plutau un jeux de sportif ça ns fortifie on information du macth cmme on passe pas moi je suit fier de se jeux!merci

  5. Bonjour. J’habite à Kisangani. Voici mon num. Whatssap +243979342095 . Je vous prie de m’ envoyer chaque jour le programme des matchs du jour. Bonne compréhension

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