« La gestion des zones humides diminue les risques liés aux catastrophes naturelles », selon Josué Aruna

Dans le cadre de la journée mondiale des zones humides, célébrée le 02 février de chaque année, une conférence-débat a été organisée par la Société civile environnementale du Sud-Kivu en collaboration avec le cercle environnement sans frontière de l’Institut supérieur de développement rural de Bukavu, ISDR. L’activité s’est déroulée dans la salle de l’ISDR Bukavu à l’intention des étudiants de cette institution d’enseignement supérieur.

Selon Christophe Cirumira, coordonnateur du cercle environnemental de l’ISDR Bukavu, il s’agissait de sensibiliser massivement les participants à la bonne gestion des zones humides.

« Nous avons voulu rendre les participants sensibles à la bonne gestion des zones humides car elles constituent la maternité de la biodiversité. Nous sommes appelés à les protéger car elles offrent à manger à l’homme sans dépasser la capacité des charges » a-t-il indiqué.

Josué Aruna, coordinateur de l’environnement à la Société civile du Sud-Kivu, a exposé sur différents types des zones humides et sur leurs avantages dans la vie de la population.

« Il y a plusieurs catégories des zones humides au Sud-Kivu telles les marins, les rivières et cours d’eaux, les forêts humides, (…) une fois exploitées, ces zones contribueraient au développement économique de la province et de toute la région. Elles permettraient de lutter contre l’insécurité alimentaire, contre le changement climatique ainsi que les risques liés aux catastrophes naturelles. Les zones humides sont aussi des puits de séquestration de carbone au même titre que les forêts», a souligné Josué Aruna.

La présence de l’eau dans les zones humides revêt d’une importance capitale dans la production.  La mauvaise gestion en entrainerait des conséquences négatives sur la vie : « Si une fois les cours d’eaux qui approvisionnent le lac Kivu tarissent, il y aura un comportement négatif au niveau du lac, avec beaucoup de conséquences sur la production alimentaire et sur la production du courant électrique. Les catastrophes naturelles que la province du Sud-Kivu enregistre sont, en grande partie, causées par la mauvaise gestion de l’eau » ajoute -t-il.

Beaucoup de zones humides ne sont pas identifiées dans notre province, ce qui rend difficile la lutte contre le changement climatique ainsi que la baisse de l’économie.

« L’inventaire et la mise en place d’une cartographie claire des zones humides présentes au Sud-Kivu, permettraient  de connaitre ces écosystèmes qui contribuent aux effets de lutte contre le changement climatique dans la Province », conclut le coordonnateur de la Société civile environnementale au Sud-Kivu.

Pour rappel, l’ISDR Bukavu est situé dans la commune de Kadutu à Bukavu. Il forme des acteurs de développement et des gestionnaires de l’environnement.

Lufungulo Lydia.

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