Edito: Qui tue à Bukavu ?

La criminalité reste un véritable problème majeur dans le Sud-Kivu plus particulièrement à Bukavu et sa banlieue.

Les populations ne dorment plus sur leurs lauriers avec des cas fréquents de meurtres.

Pas un jour ne passe sans que les médias ne fassent état d’une personne agressée, soit poignardée, ou tuée par balle ou encore tout simplement battue à mort par des “hommes non autrement identifiés”. Une formule lapidaire généralement utilisée dans le langage courant après chaque forfait. Mais qui sont ce ” non autrement identifiés”? Mystère !

Les enquêtes “en cours” ont du mal à dénicher définitivement les vrais cerveaux moteurs de la criminalité dans la ville. Encore une autre formule “en cours” au contour flou.

Quelque fois la présentation des individus à la presse comme cheville ouvrière des crimes, apaisent pour un peu de temps les esprits échauffés par les stress du train train de la vie.

Mais grand est l’étonnement des citoyens de voir la criminalité reprendre de plus belle sous toutes ses formes, au point que l’on s’interroge: qui tue à Bukavu?

Parfois, il est marrant de voir des paisibles citoyens perdre la vie suite à des braquages, ou à des agressions de  malfaiteurs à la gâchette facile qui se comportent comme dans un territoire conquis.

Ce cycle infernal des meurtres en pleine ville hante le sommeil de plus d’un.

Criminalité dans nos quartiers. On tue en plein jour comme de nuit. Qui tue à Bukavu?

Personne n’est à l’abri de l’insécurité devenue inquiétante à Bukavu.

C’est le moment de dire halte aux tueries en mettant à contribution tout citoyen. Parce que trop c’est trop. Oui, parce que la vie est aussi sacrée.

Et personne n’a le droit d’ôter la vie de son prochain pour quelque motif que ce soit. ” Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi”, dit Galates 6:7.

À la veille des élections générales au pays, les citoyens congolais ont bien raison d’être de plus en plus exigeants pour leur sécurité et celle de leurs biens.

Cela va s’en dire que les autorités ont, comme à l’accoutumée, la mission régalienne de protéger les citoyens et leurs biens.

Il est urgent d’affiner des stratégies en vue de la bonne exécution des politiques publiques de sécurité. Parce que trop c’est trop.

Si l’on veut véritablement réduire les cas de meurtres, ou réduire le taux de criminalité  pour ne pas dire éliminer complément la criminalité, les pouvoirs publics doivent faire en sorte que les populations ne se retrouvent pas dans des situations favorables à la criminalité.

Force est de dire que l’insécurité qui sévit dans la ville a bien atteint son paroxysme avec les meurtres répétés à Bukavu et  sa banlieue.

Ainsi, la recrudescence des meurtres effrayent plus d’un. Sans doute parce qu’au rythme où vont les choses, personne n’est épargnée.

Selon qu’on habite en ville ou dans la banlieue, quartier populaire ou quartier résidentiel, le risque est permanent.

D’où l’urgence de réfléchir sur des moyens de répression plus sévères afin de stopper le phénomène. Parce qu’on ne sait pas avec exactitude qui tue à Bukavu.

Eugide Abalawi Ndabelnze

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