Edito : Présidentielle 2018, une élection piège pour les « favoris »

A l’approche des élections générales en Rdc, la présidentielle en particulier, deux blocs se redessinent. D’un côté, le Front commun pour le Congo, Fcc et de l’autre, le caucus de l’Opposition avec leurs “7 patrons”.

Ce qui, logiquement, présage et même promet un duel entre le dauphin Ramazani Shadary et le candidat commun de l’Opposition. Très vraisemblablement, Félix-Antoine Tshisekedi ou Vital Kamerhe.

Seulement voilà, depuis 2011, le scrutin présidentiel est à un tour. Il suffit d’arriver en tête avec n’importe quel suffrage pour s’installer au Palais de la Nation. Toute la mystique de la majorité simple est là. Un tarif-piège pour tous les candidats étiquetés “favoris”.
En l’occurrence, le porte-étendard du Fcc et le candidat commun de l’Opposition. Car, en fait de duel, il s’agira d’une véritable mêlée au sens rugbystique du terme. Et dans une mêlée, tout peut arriver.

En clair, entre les deux prétendants les plus en vue, il y a une kyrielle de candidats qui, scrutin à un tour oblige, sont tout, sauf de simples variables d’ajustement. S’ils se maintiennent tous, pas sûr que ce soit pour le confort des favoris.

Car, dans un pays où le vote est davantage sociologique, c’est un euphémisme, qu’idéologique, chacun de ces candidats hors bipolarisation détient sa part de marché à l’échelle de son clan ou de sa province. En additionnant ses différentes rentes de situation, on peut déboucher sur un taux susceptible d’influencer l’ordre d’arrivée !
Au finish, une mort subite pour l’un de deux majors. Autant le savoir à l’avance. Malheur à celui qui en fera les frais !

Ndabelnzéem

 

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