Bukavu: L’Unpc dit ne pas être saisie officiellement sur la séquestration des journalistes

Le molestage de deux journalistes à Bukavu, continue à soulever un tollé dans les milieux des professionnels des médias du Sud-Kivu. Chacun y va de son commentaire.

72 heures après les faits, c’est au tour du président de l’Union Nationale de la Presse du Congo section Sud-Kivu, de dire ne pas être saisie officiellement sur ce cas de séquestration de deux confrères.

…L’Unpc attend être saisie officiellement par les confrères victimes de cette barbarie d’un officier des Fardc, ce lundi avant de déclencher, si nécessaire, des mesures de réhabilitation et de sauvegarde de la dignité du journaliste au SK“, écrit Darius Kitoga sur les réseaux sociaux.

A l’en croire, l’Unpc ne ménage aucun effort pour prendre fait et cause en faveur des journalistes muselés dans l’exercice de leur métier.

…Le comité de l’Unpc a tjrs été proactif dans ce genre de situation. L’ignorer relèverait de la mauvaise foi…“.

Proactif, le vice-président de l’unpc/ sud-Kivu est monté au créneau au soir de la séquestration de deux journalistes.

Gaël Mpoyo, a non seulement condamné avec la plus grande fermeté cette séquestration mais a surtout demandé l’implication du gouverneur dans la réparation des victimes de cette violation. Ce qui dénote un son discordant avec la démarche de son président.

« Nous condamnons avec fermeté et exhortons le gouverneur du Sud-Kivu, qui a reçu il y a quelques mois un diplôme de protecteur des Journalistes de la part de l’Union Nationale de la Presse du Congo, de s’impliquer pour une réparation et que les commanditaires répondent de leurs actes devant les instances judiciaires et que ça serve d’exemple », a confié Gaël Mpoyo dans un entretien avec nos confrères de laprunnellerdc.info depuis Bunia où il séjourne.

A la Justice militaire et à sa hiérarchie, Gael Mpoyo s’exprimant au nom de l’Union Nationale de la Presse du Congo a demandé des sanctions sévères contre cet élément et menacé de recourir aux grandes actions pour recouvrer les droits de ces confrères journalistes.

« Nous exigeons des sanctions sévères contre ce militaire dans le cas contraire l’Union se réserve le droit de mener des actions jusqu’à ce que ces Journalistes soient remis dans leurs droits », a-t-il menacé.

De son côté, Darius Kitoga, le président attitré de cet organe des professionnels des médias dans le Sud-Kivu, nuance et salue la prise de position “personnelle” de son vice-président.

…J’étais à Shabunda et je remercie le confrère Gaël pour sa déclaration…” dit-il avant de renchérir: “… Inutile d’utiliser les réseaux pour s’attaquer les uns les autres. Soyons lucides et combattons côté à côté !”.

Pour rappel, deux journalistes de Bukavu ont été arrêtés puis séquestrés pendant plus ou moins deux heures par un officier des forces armées de la RDC, non loin de l’hôtel La Roche, sur avenue Nyofu.

Les faits se sont déroulés le samedi 7 juillet 2018, alors qu’ils couvraient une actualité sur un conflit foncier impliquant plusieurs citoyens et la famille Mobutu.

Eugide Abalawi Ndabelnze

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