Bukavu : Extorsion des motocyclistes par les policiers, l’ASNAMOC réclame la sécurité


L’Association nationale de motards du Congo (ASNAMOC) dénonce l’acharnement  des éléments de la police contre les motocyclistes dans la ville de Bukavu. Dans une interview accordée au journal JAMBORDC.INFO, le coordonnateur provincial adjoint du Sud-Kivu, Kashali Marhegane, renseigne que plusieurs cas des motards victimes de la barbarie policière sont déjà enregistrés au bureau de l’Association qui, à son tour, en a fait rapport aux autorités provinciales sans succès.

Marhegane cite des points chauds de la ville tels la place de l’indépendance, le marché de Nyawera, le rondpoint Major Vangu, la place communément appelé chez Bilala et bien d’autres où, dans les heures vespérales, les conducteurs des motos font la cible de la police.

 « Nous voulons exprimer notre indignation face à la barbarie des policiers contre les motards.  Les motards ne savent  plus à quel saint se vouer ! Ils sont  tracassés chaque jour quand ils reviennent du travail par les policiers commis à la place de l’indépendance où deux ont été tabassés jusqu’à perdre les dents et un autre cas blessé à Muhungu en début de ce mois. D’autres cas se déroulent à Nyawera, Major Vangu, Ciriri… », dénonce le coordonnateur adjoint.

En dépit des coups et blessures, ajoute-t-il, « ces bourreaux ravissent aussi le peu d’argent que le motard a gagné la journée ».

A l’en croire, les victimes se confient à leur association pour plaider leur cause. L’ASNAMOC, impuissante d’agir, a remonté le dossier aux autorités provinciales mais jusqu’ici, rien n’a été fait alors que cette crise persiste entre les conducteurs et les policiers.

« Ils sont venus chez-nous. Comme association, nous avons tenté voir les autorités compétentes mais elles ne nous ont aidés à rien. Nous avons tenté voir le commissaire provincial, il ne nous a pas reçu, le gouverneur également », explique-t-il.

Marhegane croit que la guéguerre n’a pas de raison d’être d’autant plus que la décision infligée par l’autorité à tous les conducteurs de motos d’acheter les documents pour leur permettant la circulation au-delà de 18heures a été respectée.

 «… l’autorité nous avait demandé de nous acquitter de l’achat de la plaque d’immatriculation, la vignette et le permis de conduire et ainsi, nous pourrons circuler jusqu’à 21 heures. Nous l’avons fait. Chose étonnante, depuis que les motards se sont acquittés, ils nous ramènent à 18 heures pendant que nous avons tous les documents nécessaires. Les tracasseries n’ont plus de raison d’être. Que les autorités nous écoutent puisque nous ne comprenons pas comment on peut traquer les motards jusqu’à ce niveau. Nous réclamons la sécurité », soutient-ils.

Entre temps, le coordonnateur provincial adjoint rassure que l’organisation ne ménage aucun effort pour recouvrer la liberté de circulation et le respect des droits de motard par les éléments de sécurité.

Sur ce, il appelle les motocyclistes à la patience.

Ishara Masirika

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